Lors de la Journée de l’Impact 2026, un atelier a permis d’explorer les grands enjeux liés à l’économie circulaire dans un contexte de hausse des coûts de traitement des déchets, de gestion des flux de matières et de recherche de performance durable.
À l’échelle des entreprises, la gestion des déchets ne se limite plus au tri et au recyclage. Elle conduit à repenser les achats, les flux de matières, les emballages ou encore la conception des produits. Cette évolution constitue un levier d’innovation, de performance et d’amélioration de l’organisation du travail.
Défis : sortir d’une logique de rebut
L’économie circulaire invite à changer de regard : au-delà du tri et du recyclage, elle conduit à repenser les achats, les flux de matières, les emballages ou encore la conception même des produits. La gestion des déchets devient aujourd’hui un sujet stratégique pour les entreprises.
Un principe simple résume bien l’enjeu : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.
Dans beaucoup d’organisations, la gestion des déchets reste encore traitée en bout de chaîne. Or le déchet est souvent révélateur du fonctionnement de l’entreprise : surconditionnement, erreurs de commande, matériaux difficiles à séparer ou manque de tri traduisent souvent des dysfonctionnements en amont.
À cela s’ajoute un enjeu économique croissant. L’augmentation du coût de l’enfouissement et du traitement renforce l’intérêt d’une meilleure gestion des flux de matières.
Opportunité : créer de la valeur à partir des flux existants
Plusieurs entreprises ont montré que ces contraintes peuvent devenir des opportunités.
A la SNIE, la logique d’économie circulaire s’inscrit dans une politique plus large d’achats responsables.
Les retours de chantier sont triés, analysés et réintégrés dans les stocks lorsque c’est possible. Certains matériaux, mieux séparés, deviennent même des matières premières secondaires valorisées.
Chez Beissier, la démarche RSE s’est traduite par de nombreuses actions :
- réincorporation de résidus de production,
- réduction du plastique dans les emballages,
- simplification des packagings,
- suppression de certaines encres.
L’entreprise travaille également à l’analyse du cycle de vie de ses produits afin d’en réduire l’impact global.
Ces évolutions peuvent aussi améliorer l’organisation du travail : moins d’emballages, moins de manutention et moins de gestes inutiles réduisent également la pénibilité.
Les solutions : analyser, dialoguer, évaluer
Mieux analyser les déchets produits et identifier les erreurs ou les gisements de matière.
Dialoguer et innover avec ses fournisseurs : cela permet de réduire fortement les volumes de déchets générés par les conditionnements, les emballages ou les matériaux utilisés.
Arbitrer les décisions entre performance économique, impact environnemental et conditions de travail.
Découvrez notre synthèse de la Jounée de l’Impact 2026 et retrouvez les enseignements clés.